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Manu Bonvin, ostéopathe du Servette FC, coordonne le staff médical du club lors du stage à Vilamoura. Trois personnes qui sont aux petits soins pour les joueurs. Interview.


Comment se porte l’équipe au dernier jour du camp ?

L’équipe se porte bien. D’un point de vue médical, le bilan est positif. Nous avons été épargnés par les grosses blessures. Tout le monde rentre ce soir à Genève et nous profiterons bien de notre jour de repos demain avant de poursuivre la préparation. L’équipe est pratiquement au complet avant d’attaquer la reprise du championnat.

Comment est composé le staff médical à Vilamoura ?

L’équipe médicale est constituée de Bastien Veillard, physiothérapeute, Jean Campart qui s’occupe des massages et moi-même qui suis ostéopathe. Je suis également en contact quotidien avec Finn Mahler, médecin du club, sur l’évolution des joueurs qui ont des petites plaintes après les matches et les entraînements.

Des joueurs sont-ils restés à Genève ?

Oui, Steven Lang et Robin Busset sont restés à Genève. Ils travaillent avec Chris Hartmann et ils ont deux programmes à suivre. Un programme de soins à l’hôpital de la Tour, et un programme de réathlétisation qu’Anthony Garnier et Fred Dubrana leur ont confié.

Comment travaillez-vous au niveau du staff médical durant une semaine de camp ?

Tout se fait assez simplement. Il y a généralement deux séances dans la journée. Une séance étant un match ou un entraînement. Avant les entraînements, on prépare les joueurs pour la séance avec des petits soins ou des bandages (tapes, pansement pour les ampoules par exemple). Pendant la séance, nous alternons avec Bastien une présence sur le terrain et en salle de soins. Nous nous occupons des joueurs ne participant pas à l’entraînement. A la fin de la séance, on prend le retour des joueurs qui se sont entraînés, on effectue les traitements nécessaires et c’est à ce moment-là que Jean intervient pour des massages. Même système l’après-midi.

Les conditions de travail sont bonnes à Vilamoura ?

C’est vraiment un endroit parfait. Les conditions météos sont très agréables. Il y a une belle salle de gym qui donne sur les terrains et la salle de soin est juxtaposée à la salle de gym. Nous avons également une piscine couverte pour décharger les joueurs en termes d’appui. C’est Frederic Dubrana qui s’occupe de cette partie du travail.

Le travail est-il plus intensif qu’à Genève ?

Nous sommes entrés dans la 2e phase de la préparation. Au début les charges sont progressives et, maintenant, c’est plus lourd en termes de séances et de travail de force. Tout est une question d’équilibre. Les organismes supportent plutôt bien ces charges, les joueurs ont l’habitude. Pour le staff médical, c’est le moment dans la préparation où nous devons être le plus attentif et le plus à l’écoute des joueurs.

Chose relativement rare, le SFC a joué à deux reprises deux matches en deux jours durant ce stage. Qu’est-ce que cela implique ?

C’est des choix du staff qui sont discutés entre le staff technique et le staff en charge de la préparation physique. L’idée qu’il y a c’est que chaque joueur dispute environ 45 minutes par match. Personne ne joue 90 minutes deux fois, c’est bon pour le tournus. Nous sommes très attentifs à la récupération des joueurs.

Pour finir, comment définirais-tu ton travail au quotidien dans une semaine de camp ?

C’est un travail où la communication est primordiale. Avec les joueurs d’une part, mais également avec le staff médical et entre le médical et le staff technique. Nous avons une relation privilégiée avec Fred Dubrana en charge de la réathlétisation et Anthony Garnier, préparateur physique. Nous avons logé dans la même chambre qu’eux !