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Sous une tempête de neige, le Servette FC bat Lausanne 2-0 et prend treize points d’avance en tête du championnat.


Il y a eu la pluie du 2 juin 1999, il y aura désormais également la neige du 3 avril 2019 dans la mémoire collective servettienne. Dans des conditions mythiques et dantesques, les Grenat ont su s'adapter aux éléments pour s’imposer dans ce match capital.

Il est 17h15 lorsque le staff servettien et le matériel arrivent au Stade Olympique de la Pontaise. Le temps de préparer les vestiaires avant l’arrivée des joueurs, la pluie commence déjà à se transformer en neige. Lorsque les Genevois commencent leur échauffement, les conditions se déchaînent et on sent que les spectateurs vont assister à une soirée spéciale à plus d’un titre.

Ce sont les Lausannois qui entament le mieux le match. Oliveira profite d’un bon travail de Dominguez pour se retrouver en position idéale. Son centre-tir n’est pas cadré et Pasche est un peu juste pour reprendre au deuxième poteau. Jeremy Frick est une première fois décisif à la 22e minute de jeu. Puertas profite d’un nouveau bon travail de Dominguez pour frapper de l’intérieur de la surface. Bien sur ses appuis, le portier genevois se retrouve très vite au sol et dévie l’envoi lausannois en corner. Cette action est le « momentum » de la première mi-temps puisque, dans l’enchaînement, le Servette FC ouvre la marque. Stevanovic presse Nganga dans sa surface et le pousse à commettre une erreur. L’ailier bosnien s’empare du cuir et sert Kone en première intention, c’est 0-1, et les plus de 3'000 supporters servettiens qui ont fait le déplacement jubilent. La fin de la première période n’est pas très riche en occasions. Petite frayeur tout de même à la 36e minute lorsque M. Tschudi annule justement un but lausannois pour une faute de Noosli et/ou une main de Nganga.

La neige redouble d’intensité à la Pontaise et le staff lausannois s’active lors de la mi-temps pour dégager les lignes et les surface de réparation. Pendant ce temps-là, le directoire du LS implore M. Tschudi de mettre un terme à la partie. L’arbitre prend ses responsabilités et ordonne aux acteurs de reprendre le chemin du rectangle vert (blanc ?). En deuxième période, ce sont les Servettiens qui s’adaptent le mieux aux conditions et se procurent les plus grosses occasions. Ni Rouiller (54e), ni Schalk (58e) ne trouvent l’ouverture malgré de belles occasions. A la 71e, c’est Jeremy Frick qui se mue en sauveur. Le portier servettien part à la rencontre de Buess qui est en position idéale et se jette sur la frappe de l’attaquant lausannois. Le gardien genevois se sacrifie, prend le ballon en pleine tête et préserve sa cage inviolée. Geiger lance son premier changement à la 69e avec l’entrée d’Imeri pour Wüthrich. Coaching gagnant puisque c’est ce même Imeri qui reprend de volée un centre de Stevanovic. 0-2, les Grenat ne seront plus rejoints et les supporters servettiens hurlent leur bonheur en tribune. Le « aux armes » qui émane du secteur visiteurs est repris par la Tribune Sud, le Servette FC est à domicile et s’en va conquérir trois points importantissimes avant le 4e et dernier tour de ce championnat.

Le Servette FC remercie les nombreuses personnes qui se sont déplacées à la Pontaise et est en pensée avec ses supporters restés coincés de nombreuses heures en Gare de Lausanne à l’issue de la rencontre.

Pas le temps de savourer pour les joueurs genevois puisque le match à Wil se profile déjà ce samedi. Il s’agira de confirmer.

La galerie photos de la rencontre